mercredi 23 juin 2010
Mercredi 23 juin 2010 : Kladovo – Tirgu Jiu : 110 km – 681 m de dénivelé
Et bien voilà, ce qui devait arriver, arriva : il pleut, oh mais rassurez vous, ce ne sont pas des trombes d’eau. 10 km avec vent de face et nous arrivons au poste de douane Serbie-Roumanie. Nous attendons 3 quart d’heure le camion parti remplir le réservoir de gasoil : difficultés de trouver une station, de pouvoir payer en dinar….pendant ce temps là, nos cyclos ont attendu…..lorsque le camion revient, 5 cyclos avec sacoches arrivent pour passer la frontière : 2 belges, partis pour l’Inde et 3 italiens pour Istanbul.
Le passage pour les cyclos français est sans encombre. Et nous voici en Roumanie : passé la porte de Fier, ce qui est saisissant dès les premiers km, c’est la tristesse, la morosité de ce pays. Une page de l’histoire a été tournée vers 50 ans en arrière. Aucune marque de gaieté (couleurs, fleurs), de nombreuse friches industrielles. Il n’y a que des ruines, des ferrailles tordues. La route 67 est la pire que nous ayons eu. Espérons que la suite soit meilleure. Les fonds de l’Europe permettront d’engager de gros travaux pour la réfection des routes afin de préserver les nombreuses R12 Dacia.
Tout au long des routes, de nombreux chiens errants nous courent après, et essaient de nous mordre les mollets. C’est la course poursuite….les sifflets, les cris, les jets d’eau….les font fuir, fort heureusement. Et oui, ils aiment la chair fraîche et bien bronzée. 2 chasseurs de chiens ont fait preuve de courage afin de laisser passer les cyclos : Roland et Georges.
De nombreux puits présents près des maisons laissent penser qu’il n’y a pas d’eau courante.
cité industrielle
Pour le repas de midi, une installation sur une place près d’un bistrot, nous a valu un déménagement forcé par le propriétaire pour venir s’installer sous la tonnelle de son bar. Il a également changé de tenue vestimentaire pour nous recevoir. Nous avons squatté ses tables et chaises, partagé le verre de l’amitié. Les cocas, eaux gazeuses, thé et autres boissons ont été encore une fois dévalisées.
Un peu plus loin, une mine de charbon à ciel ouvert avec lavage automatique pour les camions lors de leurs sorties.
Nous avons quelques averses très succinctes mais rien qui nous oblige à enfiler le goretex. Le long de la route, sur le terre plein entre les maisons et la route, des bancs se font face. A quoi servent-ils ?
Les vingt derniers km sont parcourus avec un vent de face.
A notre arrivée à Tirgu Jiu, le temps est maussade avec quelques gouttes de pluie. Une visite de la ville : un parc classé, le cœur de la ville, le marché, la place de la préfecture, le lycée….Jean Michel s’est même rendu chez le coiffeur pour une coupe à un prix dérisoire : 2,50 euros.
ville de Tirgu Jiu
tombée de la nuit sur Tirgu Jiu
PS : l’ambassade du Monténégro a inséré sur son site un article avec photos relatant notre passage.