dimanche 27 juin 2010
Dimanche 27 juin 2010 : Rasnov – Ploiesti : 137 km – 1090mde dénivelé
Sniff ! Ce matin, le ciel est bien bas et …….il……pleut, bien moins qu’hier matin mais tout de même : un crachin digne de celui de Bretagne.
Nous revêtons nos costumes de pluie et nous voici partis vers de nouvelles aventures pour notre avant dernière étape. Direction la ville de Brasov par la grande route. Peu de circulation à cette heure : c’est dimanche matin, et c’est tant mieux. Il fait 15°. Il fait frais, mais plus chaud qu’hier. Les 20 premiers km se déroulent en silence bien que certains cyclos chantent : « l’m singions in the rain… », « Il pleut, il pleut bergère….. » Histoire de motiver et de dynamiser la troupe. le crachin nous accompagne un quinzaine de km.
Nous pensons tous : déjà l’avant dernière étape…..presque 3000 km à nos compteurs depuis le 3 juin…et nous sommes toujours en forme. La ville de Brasov est très grande et ce sont quelques 10 km d’avalés. La banlieue que nous traversons ensuite est très pauvre et nous ramène quelques années en arrière. Ensuite, les choses sérieuses commencent par quelques bosses à fort dénivelées (7 à 10%). Au loin, la montagne d’un vert flamboyant aux sapins multiples, avec des troupeaux de moutons dont il est impossible d’en connaître le nombre.
Les verts pâturages sont immenses et nous respirons enfin de l’air « pur » après avoir sillonné durant quelques jours, des routes à grande circulation. Une impression de déjà vu dans la région des Ballons d’Alsace. Au km 30, les difficultés sérieuses arrivent : la montée du col s’amorce : 6% en moyenne et toujours dans un décor de rêve. Chacun va à son rythme et pour certain, le plaisir d’écouter le silence et le calme de la forêt avec ses odeurs…..quelques nappes de brouillards recouvrent les sommets des montagnes.
Au sommet du col, Roland nous attends avec un petit ravito pour rassasier les ventres affamés après l’effort de la longue montée, malgré un petit déjeuner copieux. (J’ai oublié de vous dire : les serveurs aux différents hôtels où nous étions étaient plus que débordés devant 28 cyclos parés pour une étape de vélo : pain, café, thé, charcuterie…..confiture… les stocks sont vidés à une vitesse dont je n’ose même pas vous dire…)
La descente s’avère difficile car le revêtement est glissant à cause des nappes d’huile. Descente très technique avec beaucoup de lacets resserrés. Le froid nous saisit tout au long de la descente.
Arrivée au village de Cheia : superbe village de montagne typique de celui de nos montagnes. Un marché campagnard aux odeurs enivrantes de fromages de brebis essentiellement.
Continuité du circuit afin de trouver un emplacement sympa pour nous installer pour le pique nique. Une place à côté d’un bar abandonné fera l’affaire sur l’ancienne terrasse cimentée. Des visites imprévues de chiens errants dont certains n’avaient que quelques mois que des cyclos auraient bien aimé emmener.
L’après midi est jalonnée de montées et descentes successives à forts pourcentage (10% maximum d’après les panneaux). 2 petites ondées viennent nous arroser pour nous rappeler les charmes et les inconvénients de l’itinérant.
Tout au long des bords de la route, des villageois ont leurs étals de fruits : framboises, cerises, pastèques, pour vendre.
L’arrivée dans la ville de Ploiesti est précédée d’une trentaine de km de plat : un peu monotone pour les montagnards confirmés que nous sommes devenus au fil des 3000 km et dont certains apprécient pour effectuer un sprint final (il en faut pour tous les goûts).
Notre hôtel d’un bon standing, nous permet d’apprécier la terrasse en plein soleil : 26° et de savourer une boisson bien méritée après l’effort.
Le repas très copieux, encore une fois, avec panés de fromage + tomates, salade traditionnelle de concombres, tomates, radis et quelques feuilles de salades et assaisonnement, un beau tournedos grillé accompagné d’une timbale de riz + une julienne de légumes, et fruit au dessert.
Ce soir, après le repas, nous savourons une soirée en terrasse illuminée de part et d’autres par des fontaines d’eau sortant du sol par intermittence, et des lampadaires posés à même le sol. Peu de nuages dans le ciel nous donnent l’espoir de finir notre randonnée sous le soleil….à demain pour le savoir……si vous, le voulez bien…